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Des
rumeur sur la présence de mercenaires aux bruits de bottes, le
décor semble bien planté. Le metteurs en scène, connaît
son affaire. Mais, le scénario, bien que familiers révèle
quelques lacunes.
Affirmer avec précision que soixante affreux, pas un de moins,
se trouveraient sur notre sol, suppose qu'ils ont été identifiés
sans la moindre équivoque, et dénombrés sans le moindre
doute. Mais, là où il y a un petit couac, ou une grosse
farce, c'est que rien n'ait été fait ou tenté pour
mettre hors d'état de nuire ces soldat de fortune, déjà
connus de ceux qui devraient normalement nous en débarrasser .
Car soixante mercenaires, fussent ils les meilleurs du marché,
ne vont quand même si les équipements celle-ci ne seraient
pas tous d'une première qualité.
Apres la phobie des communistes sous la première République
et la hantise des impérialistes sous la seconde République,
voilà que la troisième République repasse le plat
réchauffé des mercenaires qui débarquent en toute
liberté chez nous. Par la voie des airs ou en quelque lieu de nos
6000km de frange côtière, poreuse comme on le sais, faute
de moyens suffisants pour en assurer la surveillance et le contrôle.
ACTION
DIRECTE Certes,
des hommes de main peuvent se recruter auprès d'officines spécialisées
dans ce genre de service, par tous ceux qui ont les moyens de s'offrir
les talents de ces mercenaires. Oui, bien que de plus en plus rares, en
raison sans doute de la loi de l'offre et de la demande, les mercenaires
n'existent pas moins dans un monde où "quelque part "
il y a toujours " quelqu'un " qui les paiera pour accomplir
"quelque chose" ! Et, bien souvent, la moins avouable… Ce coin
du sud-Ouest du bassin de l'Océan Indien, en sait justement … quelque
chose. Des Comores aux Seychelles, en passant tout récemment, par
Madagascar, si l'on tient compte de l'épopée du Falcon 900
intercepté à Dar Es-Salam, avec douze mercenaires, à
destination de la Grande Ile à bord.
En remontant un peu plus loin dans le temps et en élargissant l'espace
mémorial jusqu'aux mœurs de la cellule Afrique de l'Elysée,
on peut retrouver sans peine tous les dossiers sur les "foireux et
minables" , des affreux en quelque endroit du continent. Ils y été
parachutés pour une " action directe " nécessitant
l'anonymat des acteurs.
COPIE
A REVOIR
Ainsi, des régimes étaient faits et défaits, presque
d'un bout à l'autre de l'Afrique, au gré des coups d'Etat
et au fil des retournements de situations. souvent avec les mêmes
hommes de la main, qui pouvaient combattre aujourd'hui, ceux- là
même qui les avaient payés hier !
Qu'en est-il au juste de ces dernières rumeurs sur de supposés
mercenaires, balancées apparemment pour justifier le limogeage
des Présidents des délégations spéciales de
Fianarantsoa, de Toliary et de Mahajanga et la nomination de militaires
à la tête de ces provinces ? On s'étonne un peu qu'une
information d'une telle importance ne soit pas venue d'un membre du gouvernement
ou de la présidence. L'anonymat de la source rend évidemment
l'information peu crédible. A son retour d'un voyage en Suisse
et en Allemagne, le Présidents de la République resta évasif
dans sa réponse à une question d'un journaliste sur le sujet.
Alors, mercenaires y a-t-il réellement ? Ils sont au nombre de
soixante, dit-on d'une source, sans doute pas autorisée, mais qui
a cru bien faire pour se porter au secours du pouvoir. Et, ils seraient
tantôt là, tantôt ici, continuent de préciser
avec délectation les rumeurs ! Mais, à force de crier au
loup, on finit par ne plus y croire. La copie est sans doute à
revoir, tant l'histoire est connue !
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