Quelques vestiges issus de l´aménagement du territoire établi par ces pirates sont encore présents dans la région. Certains sites, comme le cimetière des Pirates ou cimetière Saint Pierre, la première église de Madagascar (1857) témoignent du passé historique et légendaire de l’île. Depuis cette époque, très peu de choses ont évolué et l’île est devenue aujourd’hui un lieu touristique authentique très attrayant, abritant une population de plus de 17 000 habitants, répartie sur une densité moyenne de 80 habitants au km². La population est composée principalement de Betsimisaraka, comme dans toute la partie Est de l’île. Située au large de la Côte Est de Madagascar et à 35 km de Sonierana-Ivongo, L’île de Sainte Marie fait partie de la province de Toamasina. Avec une superficie de 210 km², l’île s’étend sur 63km de long et sur 5km de large.
Dotée d’un climat tropical humide, le climat est caractérisé par une pluie abondante. PARCS ET RESERVES NATURELLESOn y trouve le parc zoologique et botanique d’Endemika, il est facile d’accès car il se localise au bord de la route qui relie le Village d’Ambodifotatra à l’aéroport. C’est un attrayant parc qui présente diverses espèces de lémuriens, de reptiles, caméléons, tortues... Toute la faune originaire de la côte Est de Madagascar est aussi présente dans le parc. A Sainte Marie, les habitants respectent les traditions. Les évènements sociaux ou familiaux sont généralement liés à des pratiques invoquant les esprits des « razana » ou des ancêtres. On peut apercevoir les joies simples des habitants à travers la simplicité de leur mode de vie, la beauté naturelle qu’offre le paysage, la créativité culturelle entretenue par des danses et des chants des autochtones. D’ailleurs, un groupe d’association de jeunes de Vohilava est réputé pour leur talent artistique, leur sens du spectacle dans la danse et les chants traditionnels. Les visiteurs qui ont eu le privilège d’assister à un de leur spectacle ont pu admirer l’aisance, la sincérité des gestes, la beauté des voix et la simplicité de cette jeune association exprimant la merveille et l’authenticité de l’île. Les pratiques culturelles sont transmises de génération en génération à l’instar du Morengy, un sport extrême, généralement pratiqué lors des fêtes tribales et des jours fériés. Ces combats font partie du parcours initiatique des hommes du village, pour signifier leur courage et leur charisme. Il y a également le combat de zébu organisé pendant les périodes de repos, les dimanches et les jours fériés. Le zébu, comme partout dans la grande île, a un rôle prépondérant dans la vie sociale des habitants. Il a un caractère sacré et il est synonyme de richesse sociale. Le jeu consiste à l’affrontement de deux zébus mâles de même taille sur un vaste terrain. Le « Tsaboraha »Une tradition également pratiquée à Nosy be. Ce rassemblement réunit toutes les franges de la société et vise à renforcer les liens sociaux. Après l’autorisation et l’acceptation des esprits ancestraux, toute la communauté apporte sa contribution pour la préparation du rituel et des festins, où chacun a son rôle spécifique. Lors de la préparation de la fête, d’importantes quantités de « Betsabetsa », sorte de rhum fort, sont distribuées à la communauté. Un sacrifice de zébu, appelé «Fijoroana » est pratiqué après une veillée festive et après la recherche de l’arbre sacré sur lequel le sacrifice doit se faire. Le corps du zébu sera partagé et préparé pour le festin de toute la communauté présente. Le trombaPratique ancestrale très pratiquée par les saint-mariens. Le Tromba est un rituel secret, pratiqué par des personnes exercées à l’invocation des esprits et dont les services sont sollicités pour communiquer avec les esprits et pour diriger les rites importants du village. OkatraranaCe rite ancestral consiste à l'exhumation des morts. Ainsi, comme dans tout le reste de Madagascar, le cimetière est un lieu important et particulièrement sacré. Les croyances locales accordent une place primordiale aux « Razana» ou esprits des ancêtres. Il est de ce fait fatal, selon la croyance, d’exaucer les désirs et les vœux des ancêtres. Ces exigences ancestrales expliquent la présence de nombreux lieux sacrés à Sainte Marie dont il convient de respecter les « fady » ou tabous. Tous les villages de Sainte Marie sont dotés d’un lieu sacré, appelé par les autochtones « Tany Masina » marqué par un petit drapeau blanc. Plusieurs endroits dans cette ville ont des villages qui sont interdits de fréquenter le mardi et le jeudi. Le site des piscines naturelles présent dans la zone est aussi qualifié par les locaux un endroit «fady». GastronomieLe riz est, bien sur, toujours omniprésent. On y trouve d’excellents plats à base de fruits de mer et des préparations souvent accompagnées d’une sauce au coco... En moins de trois jours, il vous est possible de vivre des expériences touristiques fortes au cœur de l’histoire de l’Ile
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