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. Exemples pris dans
les principaux groupes faunistiques
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VERTEBRES TERRESTRES
. AMPHIBIENS OU BACTRACIENS |
Sur les 179 espèces de
grenouilles recensées, seules 3 espèces de la famille des Ranidae ne sont pas
endémiques, soit un taux dendémicité de 98% ; le genre Mantidactylus comporte à lui seul une cinquantaine
despèces. Répartie dans 3 familles, la batrachofaune malgache présente un
endémisme au niveau des sous-familles. |
Une grande partie de ces Batraciens vit dans divers habitats des forêts denses
humides : aquatiques, terrestres, arboricoles ou terricoles. Certaines espèces (g. Rhacophorus) sont collectées en quantité
importante pour la consommation ; dautres (g. Mantella) font lobjet dune forte
exploitation pour le commerce extérieur. La destruction des habitats semble être
toutefois la menace la plus importante qui pèse sur les Batraciens. Or, il apparaît
quun grand nombre despèces est plus largement distribué dans les aires non
protégées que dans les aires protégées. En plus, aucune espèce ne fait lobjet
dune vraie mesure de protection, à lexception de Mantella qui est soumise actuellement au quota
zéro de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de
flore sauvages menacées dextinction).
. REPTILES |
La faune herpétologique terrestre se répartit en 3
grands groupes (Tortues, Serpents et Lézards-Caméléons) comprenant environ 256 espèces
décrites ; les reptiles aquatiques sont représentés par 4 espèces de tortues
deaux douces et le crocodile. Lherpétofaune terrestre est caractérisée par
un endémisme spécifique élevé qui oscille entre 80 et 100% selon les groupes
dappartenance. Quelques cas de formes reliques de la faune gondwanienne sont
représentés à Madagascar : les serpents Boïdae avec 2 genres et 3 espèces toutes
endémiques ; les lézards Iguanidae avec 2 genres endémiques, Chalorodon (1 espèce) et Oplurus (6 espèces dont 5 endémiques). Ces
exemples ont la particularité davoir des affinités zoologiques avec des espèces,
appartenant aux deux mêmes familles, qui nexistent quen Amérique du Sud et
Central ; la famille Iguanidae elle-même nest pas représentée en Afrique. |
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. OISEAUX |
Lavifaune se caractérise par une relative pauvreté en nombre
despèces : 266 espèces et sous-espèces repértoriées, réparties en 67
familles, et un niveau dendémisme élevé : 135 endémiques à Madagascar
(Langrand, 1990). Parmi ces 266 espèces, plus dune cinquantaine sont des visiteurs
nicheurs, et 198 des sédentaires nicheurs dont 63 sont liées aux milieux aquatiques
continentaux (Langrand et Wilmé, 1993). |
. MAMMIFERES |
156 espèces et
sous-espèces (taxons) de Mammifères sauvages sont recensées à Madagascar et réparties
dans 6 ordres : Primates (50), Insectivores (30 à 35 selon les auteurs),
Chiroptères ou Chauve-souris (28), Rongeurs (28) et Carnivores (15). Quatre seulement
sont des espèces introduites : la musaraigne Suncus
murinus (Insectivores, Soricidae) ; la souris Mus musculus, les rats Rattus rattus et Rattus norvegicus (Rongeurs, Muridae), et deux
non endémiques : le chat sauvage Felis sp. (Carnivores, Felidae) et la civette Viverricula indica (Carnivores, Viverridae). En
plus, une douzaine despèces de Chauve-souris est considérée comme non
endémique. - Lémuriens : 6 genres dont Daubentonia madagascariensis ou Aye-Aye ; - Insectivores : 5 genres dont Tenrec ecaudatus ; - Chiroptères : Myzopoda aurita appartenant à une famille endémique monotypique, Myzopodidae ; - Rongeurs : Hypogeomys antimena, espèce confinée au nord de Morondava ; - Carnivores : Cryptoprocta ferox de la sous-famille endémique
monotypique, Cryptoproctinae. |
- INVERTEBRES TERRESTRES
Par manque dinformations assez précises sur les
Invertébrés terrestres, un aperçu sommaire sur la diversité et lendémicité au
sein de quelques groupes seulement est donné ici à titre indicatif : Arthropodes
(Insectes et Arachnides) et Mollusques.
. INSECTES |
Lentomofaune malgache connue se caractérise par une diversité assez exceptionnelle
avec une véritable explosion de formes endémiques au niveau des genres et des
espèces ; elle ne présente pas dendémisme au niveau des familles dont la
plupart est commune à la faune gondwanienne. |
Lentomofaune essentiellement sylvicole est menacée par la
destruction des écosystèmes forestiers. Plusieurs espèces, notamment de Papillons et de
Coléoptères, font lobjet dune exploitation très importante pour le commerce
et le marché est souvent encore alimenté par des collectes dans le milieu naturel.
. ARACHNIDES |
La faune
arachnologique malgache, regroupant notamment les araignées, les acariens et les
scorpions, nest pas complètement connue. La plupart des ordres dArachnides se
rencontre cependant à Madagascar sauf ceux des Ricinulides et des Solifuges. Les Acariens constituent un groupe mal connu à part les Ixodoidea avec 19 espèces dont certaines sont des parasites de Mammifères sauvages (Ex : Haemaphysalis avec 9 espèces chez les Insectivores ; Ixodes lunatus, endémique, chez les Rongeurs) et les Hydracariens avec 63 espèces appartenant à 19 genres dont la plupart sont endémiques. Les Scorpionides sont relativement bien connus et renferment deux familles : Scorpionidae avec 2 genres dont lun est endémique et monotypique, Heteroscorpion opisthacanthoides, et le second, Opisthocanthus, est ubiquiste et comprend 2 espèces ; Buthinidae avec 5 genres dont lun dentre eux, Grosphus, endémique renferme 8 espèces. Les Pseudoscorpionides
forment aussi un groupe mal connu avec 14 espèces recensées dont 13 sont endémiques.
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. MOLLUSQUES TERRESTRES |
La faune
malacologique terrestre malgache renferme 380 espèces connues, dont 130 Prosobranches et
250 Pulmonés, appartenant à 57 genres (41 Pulmonés) et à 25 familles (19 Pulmonés). |
. Animaux
domestiques à Madagascar
Le cheptel domestique malgache est relativement diversifié et semble avoir été
introduit à des périodes plus ou moins récentes dans lhistoire de lIle.
Les bovins sont les plus importants chez les
ruminants avec un nombre estimé actuellement entre 7 et 10 millions de têtes. Les plus
nombreux sont les zébus (Bos indicus) qui auraient été introduits à Madagascar dès
le 5ème siècle (Rafolo, 1985). Des races gasconne et bordelaise de taurin (Bos taurus) ont été introduites vers 1840 par
Jean Laborde et dautres en provenance de Norvège, dAfrique, de France et des
USA lont été par la suite. Tous ces animaux se sont ou ont été croisés entre
eux pour constituer une race hétéroclite dépourvue de bosse nommée «Rana».
Des zébus laissés longtemps en liberté par leurs propriétaires dans les forêts ou
savanes boisées de certaines régions, sont souvent appelés «zébus sauvages» ou
«Malia». Par contre, le «Renitelo» est une race artificielle créée à Madagascar, à
la station de recherche de Kianjasoa (Moyen-Ouest), à partir de 1952 et peut être
considéré comme une race endémique.
Les ovins et caprins semblent avoir été introduits dès
1506 (Rafolo, 1985). Des moutons merinos en provenance dAfrique du Sud et de France
(Rambouillet) ont été introduites vers la fin du 19ème siècle et le début
du 20ème siècle. Les chèvres angora, Capra
hircus angorensis, ont été introduits par vagues à partir de 1914 ; leurs
descendants et les produits de leurs croisements avec les caprins locaux ont constitué la
population caprine dont les poils servent à la fabrication de tapis mohair dans le Sud de
Madagascar.
Les porcins ont été introduits par les
navigateurs marins à partir de 1640 et proviendraient de la péninsule ibérique et
dIndochine. Les descendants de ces animaux, généralement de couleur noire,
constituent actuellement la population dite de race locale. A partir du début du 20ème
siècle, différentes races européennes adaptées aux conditions tropicales ont été
importées.
Les volailles, poules et palmipèdes, ont été
importées mais leurs dates dintroduction sont mal connues. Plusieurs souches de
poules bien connues pour leur productivité ont été par la suite importées (leghorn, rhode island, plymouth rock, sussex, isa
brown, etc.). La totalité des volailles est estimée à 15 millions danimaux.
Les autruches, Struthio camelus australis et Struthio camelus massaïcus, proviennent
respectivement dAustralie (1902) et dAfrique du Sud (1913). Depuis quelques
années, lélevage dautruches en ferme a pris un regain dactivité,
notamment à Morondava, en vue de la production de viande destinée principalement au
marché dexportation.
Les équidés regroupent les chevaux et les
ânes dont les populations ont toujours été très faibles. Les premiers chevaux ont
été introduits vers 1817 sous le règne de Radama I, ceux de la race anglo-arabe en 1897
par Galliéni. Les premiers ânes ont été importés entre 1902 et 1905 en provenance
dAlgérie et dAfrique du Sud.
Les carnivores locaux formés par les chiens et
les chats semblent être dorigine asiatique mais leurs dates dintroduction ne
sont pas réellement connues. Diverses races de réputation internationale sont
actuellement présentes et semblent avoir été introduites dès le début de la période
coloniale. La race canine Coton de Tuléar a
été créée à partir de croisements dun ensemble de races et est actuellement
reconnue comme un type endémique.
Dans les conditions actuelles délevage et celles de reproduction des espèces
pouvant être faite par insémination artificielle dans certains cas (bovins, ovins et
porcins), le cheptel domestique nest pas réellement menacé dextinction.
Plusieurs affections peuvent cependant toucher les animaux domestiques et constituer des
facteurs de régression des populations, par exemple : tuberculose, charbons
bactéridien et symptomatique chez les bovins ; pestes porcines, maladie de Teschen
et cysticercose chez les porcins ; choléra, variole et maladie de Mareck chez les
volailles.
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